La veille de ma qualification des J.O 05/12/2012
2012 est une année très spéciale pour moi. C’est l’année où, pour la première fois de ma vie, j’ai l’opportunité de me qualifier pour réaliser mon rêve olympique! C’est à 15 ans que tout à commencé lorsque Zach Railey qui devint un médaillé d’argent à Beijing m’a entraîné. Il fut le premier à me transmettre son rêve et sa passion olympique. Après ce camp, je suis revenu chez nous et j’ai décidé d’avoir ma propre campagne olympique. Pour ne pas qu’on me prenne pour un «grand rêveur, petit faiseur», j’ai divisé ma campagne en trois étapes. Tout d’abord, je devais être le champion québécois dans ma classe ce que je réalisai en 2009. Cela m’aida beaucoup au niveau de ma visibilité, mais la marche était encore haute pour me qualifier sur l’équipe canadienne. Mon ancien entraîneur, Tyler Bjorn, m’a donc dit : «Pour réussir, il faut faire autant si ce n’est pas plus et mieux que les autres pour les dépasser.» C’est grâce à mes amis, à ma famille, aux fondations, aux organismes et aux clubs québécois que j’ai pu débourser les frais exigés pour avoir le meilleur programme de voile à l’année longue tout en gardant de bonnes notes à l’école. Cela me permit de me qualifier sur l’équipe canadienne en 2010 après avoir passé moins de 8 mois d’entraînement en Finn. En 2011, je voulais être champion canadien dans ma classe. En ayant passé si peu d’entraînement dans la classe Finn comparé à mon équipe, c’était un défi très audacieux que je manquai de justesse en finissant 2e au championnat canadien de Finn en août. En décembre, j’ai obtenu mon DEC en sciences de la nature au Collège Lionel-Groulx et cet hiver, j’ai pu me dédier à temps plein à ce projet. Ça a commencé avec les mondiaux en Australie, avec beaucoup de vent, où j’ai fini 11 positions de mieux que l’année précédente. Puis, 2012 a commencé avec un entraîne-ment intensif de qualité à Miami en préparation de l’OCR, l’une des compétitions du circuit de la coupe du monde, où j’ai fini 7e. La semaine d’après, j’avais une compétition de niveau américain où j’ai finis 3e à Fort Lauderdale, sur un plan d’eau qui ressemble beaucoup à celui des Mondiaux 2012. Puis, je suis allé à Palma de Mallorca, une île en Méditerranée au large de l’Espagne pour m’entraîner un mois et demi en mars et en avril en vue d’une compétition très difficile du circuit de la coupe du monde où j’ai fini 33e sur 57. Il faut dire que le niveau de compétition à cette dernière régate était beaucoup plus proche de celui que l’on pré-voit aux mondiaux 2012 à Falmouth en Angleterre. C’est à cet endroit qu’aura lieu ma qualification finale pour les Jeux olympiques. À la mi-avril, mon entraînement s’est poursuivi à Toronto. Ce qui aurait pu être deux semaines d’en-traînement quasi estival a tourné en deux courtes sessions de cinq jours interrompues par deux jours de grêle et de neige! Pendant les quelques jours trop froids à Toronto en avril, j’ai préféré ne pas pousser mes limites afin de ne pas tomber malade avant les mondiaux. Je me suis plu-tôt concentré sur la préparation de ma prochaine compétition en rencontrant Colin Guthrie, un ex-athlète de voile qui est devenu un psychologue sportif. En me concentrant sur ce que je peux contrôler seulement, comme ma progression individuelle, j’ai réalisé à quel point j’avais beaucoup plus de chance d’avoir du succès que si je me concentrais sur ma performance qui dé-pend de plusieurs facteurs extérieurs comme mes adversaires, la météorologie, les bris d’équipements, des blessures antécédentes, etc… Cela peut sembler absurde d’essayer de ne pas penser à ma performance et à mes compétiteurs canadiens lorsqu’il y a des enjeux aussi importants. Ce n’est surtout pas évident après avoir passer au-tant de temps à visualiser ce moment, les Jeux Olympiques, lors des dures séances d’entraînement sur l’eau ou au gym. Je crois ce-pendant que mettre en pratique cette simple mentalité de Colin tout au long de ma compétition sera déjà une certaine réussite pour moi. La rencontre avec Colin m’a aussi permis de prendre conscience des moments où je fais de la voile à mon meilleur. C’est quand j’ai l’esprit libre, lorsque je n’ai pas de préoccupation, de doute et de pression, lorsque je fais de la voile pour les mêmes raisons que j’ai commencé. Parce j’aime la voile et que je veux être là! Ce que j’en ai conclu, c’est que je dois me concentrer sur la même routine que j’ai en compétition de-puis les neuf dernières années que je course. En l’appliquant continuellement sans penser aux en-jeux, mes meilleurs résultats vont suivre. Si cela signifie que je vais aux Jeux olympiques, je serai au septième ciel et si mes meilleurs résultats aux mondiaux ne me qualifient pas aux mondiaux, je me dirai ce que Tyler Bjorn, l’ancien entraîneur chef de la fédération de voile du Québec et maintenant champion canadien en Star, m’a dit la première journée que je l’ai rencontré : «Ce n’est pas le rêve de gagner mais bien le désir de se préparer à gagner qui séparera celui qui rêvera de gagner de celui qui gagnera.» Cela voudra simplement dire que je vais devoir me préparer pour encore quatre années, à faire de la voile comme j’aime, aussi belles que les précédentes! Mais pour l’instant, on va penser seulement au présent, car comme Colin m’a dit, lorsque l’on pense au passé et au futur en même temps, on pisse sur le présent! Alors comme on l’dit au Québec, dites-moi merde! Votre soutien financier est primordial pour que ma campagne sportive puisse s’accomplir avec succès. Un gros merci pour tous ceux qui m’ont déjà supporté. Ma cible est de 15 000$ pour 2012. Suivez mes résultats de la qualification à Falmouth 13 mai 2012! Voici la version PFD de ce bulletin:
Add Comment Entrevue sur ma campagne olympique 2012! 04/12/2012
Traversée de l'Europe sur la.....route! 03/26/2012
Le 24 février, j'ai atterri à Amsterdam pour aller chercher mon bateau. Les trois jours suivant, j'ai conduit de la Hollande à Palma de Mallorca, une île à 10 heures de traversée de Barcelone, Espagne. J'ai dû entreprendre ce long voyage, car c'était trop risqué d'envoyer nos voiliers par conteneur de l'Australie, le lieu de mes derniers mondiaux de voile, en Espagne à cause de l'immense délai qu'il peut y avoir pour dédouaner les bateaux. Après avoir caler le moteur dans un premier rond point et une côte, j'étais bon pour le voyage! Notre première nuit à Amsterdam et les gaufres de la Belgique nous ont permis de garder une énergie positive jusqu'à Paris. Pour ne pas se brûler, on a profité de la journée pour visiter la ville des lumières, manger quelques baguettes, voir le musée du Louvre et la tour Eiffel. Après avoir caler le moteur dans un premier rond point et une côte, j'étais bon pour le voyage! Notre première nuit à Amsterdam et les gaufres de la Belgique nous ont permis de garder une énergie positive jusqu'à Paris. Pour ne pas s'épuiser, on a profité de la journée pour visiter la ville des lumières, manger quelques baguettes, voir le musée du Louvre et la tour Eiffel. Je crois qu'on s'était attaché un peu trop à Paris, car nous sommes parti 5 heures en retard cette journée-là. Cela nous a forcé à conduire jusqu'à 3 heure du matin au milieu de nulle part. Étant impossible de trouver un motel, on a dû passer le reste de la nuit dans le coffre de l'auto à essayer de dormir sous une pile de vêtements en néoprène pour se réchauffer. IL FAISAIT TELLEMENT FROID! On n'avait aucun linge chaud. Avec un ami qui ronflait comme un train, j'ai essayé de contrôler mes nerfs contre le froid et le vacarme en me visualisant dans une classe de yoga chaud. C'était très difficile... Le lendemain matin, on a mangé à un restaurant d'un hôtel qui était à 20 minutes d'où on avait dormi. Disons que le karma n'était pas de mon côté la veille...! 6 heures plus tard, on était rendu à Barcelone. C'était l'enfer. Le GPS/Iphone nous faisait tourner dans des ruelles et des ghettos. Disons que j'étais assez content d'avoir atteint le lit du traversier cette journée-là! La mission était accomplie sans retard, dommage et vol. Premier podium au Finn Midwinters 2012! 02/07/2012
Du 3 au 5 février, j'ai coursé les Finn Midwinters 2012 à Fort Lauderdale. Je crois que je ne me suis jamais autant amusé depuis longtemps! La première journée, il ventait environ 15 noeuds avec des vagues cassantes entre 5 à 8 pieds. Comparé à Miami OCR, cet évènement a très bien commencé avec une solide première position à la première course! À la deuxième et troisième course, j'ai respectivement fait une 4e et une belle 2e position. Je crois que si ce n'était pas des vagues salées qui me frappaient au visage, je n'aurais pas arrêté de sourire de la journée! La deuxième journée, il ventait entre 15 à 20 nœuds avec des vagues encore plus grosses! J'avais une très bonne et constante vitesse tout au long de la joaurnée. Cela m'a permis de faire trois 3e position. Petite anecdote, à la deuxième course, j'ai gagné le départ. Après deux minutes, j'avais 20m d'avances sur les autres jusqu'à ce qu'une vague de plus de 10 pieds me frappe de côté. La vague m'a projeté sous ma barre et ça m'a fait virer de bord. La vague m'a poussé pendant un long cinq secondes vers l'arrière. Quand j'ai rouvert les yeux, j'étais dernier et 60m derrière le nouveau premier. Tous mes compétiteurs n'en revenaient pas. J'étais tellement frustré que la vague ait seulement frappé mon bateau. Cette fois-ci, j'ai réussi à contrôler ma frustration. À la place de l'utiliser pour sacrer, je l'ai utilisé dans le rappel. À la bouée au vent, j'étais 2e. J'ai failli gagner cette course jusqu'à ce que je manque de surfer une autre gigantesque vague au vent arrière. À la troisième journée, il ventait entre 8 à 12 noeuds avec des vagues entre 4 à 7 pieds. Lorsque le vent est moins fort, le nombre de pompe par minute (ppm) est beaucoup plus élevé que dans du vent fort. À la première course, c'était très serré avec le Top 3 proche de la ligne d'arrivée. Je me rappelle aussi le moment où j'ai manqué de chavirer à la fin de la course, quelques mètres derrière le 2e bateau. Mon pouls était à 187...! À la deuxième course et dernière course de la régaate, il y a eu du ''Match Racing'' entre moi et l'australien Brendan Casey pour défendre la 2e place au classement général. C'est un style de course totalement différent. En ''Match Racing'', on ne considère plus la flotte pour prendre des décisions dans la course. Seulement la personne qu'on veut battre (Brendan Casey). Malheureusement, j'avais un peu moins d'expérience que lui (15 ans) et j'ai failli déchirer sa voile en empannant pour m'enfuir de lui. Après avoir fait ma pénalité, j'étais mal positionné sur la ligne de départ. Après mettre fait couvrir le vent durant toute la course, j'ai fini 4e à la course et troisième au classement général à un point de la 2e place. Mon premier podium de l'année! Que j'étais content! À présent, je m'entraîne jusqu'au 11 février à Fort Lauderdale avec le légendaire Larry Lemieux comme entraîneur, puis je retourne au Canada pour un test physique et continuer mon entraînement avec Steve Frischman, mon entraîneur privé pour le conditionnement physique. Je prévois aussi rencontrer mon psychologue sportif et ma nutritionniste pour être le plus prêt possible avant que je commence mon mois d'entraînement à Palma en Espagne en mars. Durant la dernière semaine de janvier, j’ai coursé Miami OCR, un des sept circuits de la coupe du monde. Durant l’entraînement, ma vitesse était excellente dans toutes les conditions de vent. J’étais très excité à la première journée de répéter le succès que j’avais eu les jours précédents. Malheureusement, je crois que je fus un peu trop excité, car je fis un faux départ. Ce fut une journée très difficile, car un faux départ équivaut à la dernière position dans les résultats. Au moins, en voile, après six courses, on garde seulement les cinq meilleures. D’un autre côté, cela voulait dire qu’il n’y avait plus de place à l’erreur pour les cinq jours suivant. Ma simple qualification pour l’équipe canadienne fut soudainement compromise si je faisais une autre mauvaise course ou un autre faux départ. Disons que ça n’avait pas aidé à diminuer mon stress. La deuxième journée, le vent était encore faible et instable. Je pris quelques risques stratégiques qui ne payèrent pas. Je fis une décevante 11e position. Ouch! Il fallait absolument que je fasse mieux. Je me suis donc défoulé en sacrant un peu (heureusement, j’étais le seul francophone)! Après m’être ressaisi, je me suis concentré sur mes plus beaux souvenirs de voiles pour redevenir positif. J’avais pensé à la première fois que je faisais du Finn au vent arrière en Floride dans 15 nœuds de vent pendant trois heures avec Chris Cook. C’était il y a seulement 23 mois. Je me suis dis : «Martin, c’est déjà incroyable ce que tu as réalisé à date. Fait simplement ce que tu as toujours fait : ton meilleur.» La course d’après, j’ai fini Top 5. Ma confiance était enfin revenue. La troisième journée, il eut trois courses avec un vent entre 10 à 20 km/h. En Finn, on a le droit de propulser le bateau de manière illimitée avec la voile et la gîte lorsqu’il vente plus que 20km/h au vent arrière. C’était le cas durant les deux premières courses. Cependant, le vent était souvent moins de 20km/h. La technique devient alors moins musculaire, car il y a moins de pression dans la voile, mais beaucoup plus cardiovasculaire. Je me souviens, durant l’une de ces courses, j’avais réussi à passer trois bateaux pour être parmi le Top 3 à la bouée sous le vent. Quand je suis remonté au vent, je n’avais plus beaucoup d’équilibre. Je crois que mon pouls était au moins entre 180-190 b/min. Une chance que j’avais passé beaucoup de temps avec mon entraîneur, Steve Frischman, au gym, car je ne crois pas que j’aurais survécu jusqu’à la fin. Les compétiteurs étaient très groupés dans cette course et j’ai pu terminer en 6e et 7e. À la troisième course, le vent avait diminué davantage ce qui poussa le comité de course de ne plus autoriser le pompage illimité de la voile. Lors du dernier bord de vent arrière, je suis passé de la 11e position à la 4e position grâce à ma technique quasi-parfaite. C’était assez drôle de voir à quel point mes compétiteurs étaient stupéfaits par la vitesse du plus jeune marin de la flotte, moi. La quatrième journée, j’ai fait une 6e et une 2e place. La dernière course fut très serrée avec mon partenaire d’entraînement, Greg Douglas. Nous menions la flotte par beaucoup. Je crois que c’était vraiment notre excellente forme physique et notre détermination qui a fait la différence, car il y avait une bonne brise. C’était une très bonne journée pour l’équipe canadienne de Finn. Une fois de plus, on avait montré à l’élite de notre classe à quel point notre programme est excellent. La cinquième journée, j’étais en 6 e position avec un point d’avance seulement sur le septième compétiteur, aussi canadien. J’étais un peu nerveux à la première course. Ma nervosité m’a fait oublié de lever ma dérive au vent arrière ce qui ralentit le voilier. Je fis une frustrante 8e position. À la deuxième course, j’étais tellement pompé d’adrénaline et plein de détermination Ce fut une course de douleur. Vers la fin, j’étais en égalité avec Zach Railey, le médaillé d’argent des JO 2008 dans ma classe, avec une très bonne avance sur les autres. Un hélicoptère qui nous filmait n’arrêta pas de nous suivre et d’influencer notre vent. Tout allait bien jusqu'à ce que Zach décide TRÈS BRUSQUEMENT de naviguer vers moi pour m’empêcher de surfer les vagues. Puisqu’il était tribord, je dus empanner à la dernière seconde et j’ai manqué de chavirer! %&$#?@ que j’étais fâché! Disons que j’ai trouvé son idée pour me dépasser assez ordinaire et paresseuse. Je finis donc en 4e place. À la fin de la journée, j’étais encore à la 6e position avec la même avance, malgré tout l’effort que j’avais donné. Grrrr…. La dernière journée, c’est la «Medal race». C’est seulement les dix meilleurs qui coursent et le résultat est multiplié par deux ce qui peut changer radicalement le classement final. Il y avait entre 5 et 8 km/h de vent. Brendan Wilton qui était en 7e position m’empêcha d’accélérer au départ en se positionnant très près de moi. Avec un mauvais départ et si peu de vent, il est très difficile de rattraper des bateaux. Je fis donc une 9e position ce qui me positionna en 7e position dans le classement final sur 25 compétiteurs. Malgré mon lent départ, je suis très satisfait de ma compétition en général. C’est neuf positions de mieux que l’an passé. Lorsque je suis confiant, j’ai d’excellentes courses. Je crois que les mondiaux 2012 en mai en Angleterre seront très prometteurs si je réussi à bâtir davantage ma confiance. Je tiens d’ailleurs à remercier tous ceux qui me supportent. Ma détermination et ma confiance en sont décuplés!
Premier entraînement à Miami! 01/22/2012
Depuis le 10 janvier, je m'entraine à Miami avec l'élite de ma classe. Jusqu'à présent, j'ai fait de la voile dans quasiment toute les conditions. Cela inclus autant le vent nul à 35 degrés qu'une fraiche brise de 35km/h avec les dauphins! Chaque journée commence avec une séance de physiothérapie, car je me suis blessé à l'épaule il y a trois semaines. Après, on s'entraîne sur l'eau pendant deux heures et demi. Le groupe d'entraînement est super. On est très efficace et intense sur l'eau. Ma montre cardiofréquencemètre a calculé que j'ai dépensé en moyenne, pour la dernière semaine, 1000 calories/heure sur l'heure avec un poul maximum à 185! Les courses rapides et le pompage de la voile illimité au vent arrière font toute la différence. Après être retourné à terre, c'est une heure d'activité cardiovasculaire très intense sur un vélo stationnaire, un elliptique ou un rameur. Puis, je fais 20 minutes d'exercices d'abdominaux suivi d'une longue séance d'étirements pour me prévenir des blessures. Depuis 3 jours, je suis au repos pour récupérer, car l'entraînement a été très dur sur le corps. Cela m'a permis de faire davantage d'étirements en allant faire du yoga chaud et passer du temps à rechercher du financement pour payer mon prochain entraînement en Espagne. Bien sûr, j'ai appliqué ma routine de pré-compétition qui consiste à polir, vérifier toutes les parties du bateau et faire mon fameux carré aux dattes, ma collation préférée après la voile. Ma confiance et ma détermination est à son maximum. J'ai très hâte de courser contre ces 26 compétiteurs demain. Les prévisions météorologiques semblent à mon avantage, car il annonce du bon vent. Suivez les résultats de la première compétition du circuit mondial 2012! Le 10 décembre, je finissais ma dernière course à Perth, en Australie, des mondiaux d’ISAF. Il s’agit de la plus grande compétition de voile au monde et elle se tient à tous les quatre ans. En plus, cette régate sert de première qualification pour les Jeux olympiques de 2012 à Londres. Plus de 1200 athlètes provenant de 80 pays étaient réunis. Il y avait beaucoup d’anciens olympiens et d’aspirants comme moi. J’avais peut-être moins d’expérience, mais ma détermination à accomplir mon rêve était tout aussi grande si ce n’est pas plus. Ces six jours de courses se sont conclus avec une 41e position sur 72, soit 11 positions de mieux qu’il y a douze mois à San Francisco. Le Canada est donc qualifié pour les Jeux olympiques. Un exploit lorsqu’on pense que l’on est déjà seulement à huit mois avant les Jeux olympiques et que j’étais le plus jeune de ma classe. Il ne reste qu’à qualifier l’athlète représentant le Canada puisqu’il peut n’y avoir qu’un seul représentant. Cette dernière qualification se tiendra en mai lors des mondiaux 2012 en Angleterre. Ce sera tout un défi. Les meilleurs mois d’entraînement sont donc à venir, car je n’aurai plus d’obligations scolaires. Je pourrai enfin me consacrer uniquement à la voile pour la première fois de ma vie. D’ici mai, je vais passer deux mois à Miami pour faire un des circuits de la coupe du monde et m’entraîner avec l’élite mondiale de ma classe. Puis, on se retrouvera tous pour s’entraîner à Palma en Espagne. Cette imposante période d’entraînement va me permettre la mise au point de mon voilier européen, acheté ce printemps, et de peaufiner ma technique. Tout un défi! Au moins, la détermination y est à fond! Suivez les résultats de ma compétition à Miami dès le 23 janvier. | |||||||||
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